Pâté chinois
Plat emblématique du Québec, le pâté chinois est une valeur sûre des repas en famille : simple, nourrissant et réconfortant. Le pâté chinois est une variante du shepherd’s pie (pâté parmentier) britannique. L’ajout de maïs (plante nord-américaine) entre la viande et les pommes de terre constitue la principale adaptation québécoise. Dans cette version maison, on lui ajoute une touche d’épices douces – curry et curcuma – qui relèvent subtilement les saveurs sans dénaturer ce grand classique. Un plat parfait pour un souper de semaine, encore meilleur réchauffé le lendemain.

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 30 minutes
Temps total : 50 minutes
- Ingrédients
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 500 g de boeuf haché
- 1 oignon émincé
- 1 cuillère à thé d’épices à chili
- 1 boîte de maïs en grains
- 1 boîte de maïs en crème
- 2 cuillères à thé de poudre de curry
- 5 pomnmes de terre
- feuilles de céleri haché
- 1 cuillère à thé de curcuma
- Fromage Cheddar fort râpé

- Recette
- Préparer la viande
- Dans une poêle, faire chauffer l’huile d’olive puis faire revenir l’oignon émincé jusqu’à ce qu’il soit translucide.
- Ajouter le bœuf haché et cuire en l’émiettant.
- Assaisonner avec les épices à chili, bien mélanger et réserver.
- Préparer le maïs
- Dans un bol, mélanger le maïs en grains et le maïs en crème.
- Ajouter la poudre de curry et remuer jusqu’à obtenir un mélange homogène.
- Préparer la purée
- Cuire les pommes de terre dans l’eau ou à la vapeur, selon sa méthode préférée.
- Les réduire ensuite en purée. Ajouter le curcuma, les feuilles de céleri hachées, saler et poivrer au goût.
- Monter le pâté chinois
- Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).
- Dans un grand plat allant au four, étaler la viande au fond, recouvrir du mélange de maïs puis terminer par une généreuse couche de purée.
- Parsemer de fromage cheddar râpé.
- Enfourner pour environ 30 minutes, jusqu’à ce que le fromage soit bien fondu et légèrement doré.
- Préparer la viande
- Petits plus
Le maïs en crème un mélange de grains de maïs entiers et d’une base liquide. Traditionnellement, on l’obtenait en grattant le « lait » des épis de maïs frais, mais la version moderne utilise souvent de l’amidon ou une sauce à base de lait ou de crème. Contrairement au maïs en grains classique, il a une consistance épaisse et veloutée. Son goût est naturellement sucré. Si on n’en trouve pas, prendre une boîte de maïs en grains entiers (ou du maïs surgelé décongelé) et mixer environ un tiers ou la moitié des grains avec un peu de leur jus, du lait ou de la crème, puis mélanger cette purée aux grains entiers restants. Ajouter une cuillère à soupe de farine ou de fécule de maïs au mélange.
Le pâté chinois est l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine québécoise. Son origine remonterait à la fin du XIXᵉ siècle, à l’époque où des travailleurs chinois auraient participé à la construction des chemins de fer en Amérique du Nord. Les repas servis auraient alors été composés d’ingrédients simples et économiques : viande, maïs et pommes de terre. D’autres théories évoquent plutôt les villes industrielles de la Nouvelle-Angleterre, où des ouvriers québécois auraient adapté un plat appelé China pie en utilisant des produits facilement accessibles. Quelle que soit son origine exacte, le pâté chinois est aujourd’hui un classique indissociable des tables familiales du Québec, symbole de cuisine simple, nourrissante et réconfortante.




